L’Histoire du cinéma d’animation arménien

Dans la préhistoire des Arméniens, les images gravées sur les roches ont étaient reproduit d’une sorte pour qu’ils démontrent du mouvement. Même le placement des roches sacrées dans les plaines produit une sensation d’action à ceux qui les visionnent attentivement. Des images faites en séquence sont aussi présent dans les miniatures médiévales arméniennes.

En 1938, le studio ArmenFilm a produit son premier film animé, « Le chien et le chat ». Inspiré par le poème du célèbre écrivain arménien, Hovhannes Tumanyan, le film était réalisé par Lev Atamanov, le fondateur du cinéma arménien. Dans les décennies qui suivent, les œuvres de Tumanyan étaient souvent une source d’inspiration pour les cinéastes d’animation arméniens.

Pendant la deuxième guerre mondiale, deux films d’animations étaient en production chez ArmeFilm. L’un était « Le Prêtre et le chèvre » (1941) par Atamanov et l’autre, « Le tapis magique » par Hakob Kojoyan et M. Karapetyan. La production du dernier court-métrage, qui était le troisième film animé d’ArmenFilm, n’a était achevé qu’en 1947. Le lendemain de la guerre ces trois réalisateurs pionniers ont arrêté leurs travaux et le cinéma d’animation arménien a disparue pour 20 années.

En 1967, Valentin Podpomogov a réalisé une version animé  d’« Une goute de miel », un poème de Hovhannes Tumanyan conçu pour enfants. Il a ensuite réalisé et agit en tant que dirigeur artistique de « Parvana » en 1970 (ce fut encore une fois une animation inspiré par Tumanyan.) La vraie renaissance du cinéma d’animation arménien vena juste après. Vers la fin des années 1960, l’artiste en cinéma à prise de vues réelle, Stepan Andranikyan a commencé à travailler en animation. Andranikyan était l’artiste de Sergey Parajanov pour le film « La couleur des pomegrenades ». Il a réalisé et illustré « L’épouse du soleil » en 1971, ce qui fut un film remarquable dans l’histoire du cinéma animé arménien. Cet œuvre est reconnu pour ses qualités plastiques et son usage de couleurs brillantes.

La décennie qui a suivit fut un temps d’innovation chez les cinéastes d’animation arméniens. Pendant ces années des styles graphiques originaux ont étaient développés. Des films de genres diverses ont étaient produits pour des auditoires jeunes et adultes. Par exemple :

« Pui-pui souris » (1971, animation : R.P. Babayan.)
« Lilit » (1972, animation : R. Sahakyants.)
« Les pantoufles de Abu-Hasan » (1974, animation : L. Khachatryan.)
« Paresse » (1975, animation : L. Khachatryan.)
« Musique » (1976,  réalisation : R.P. Babayan, animation : M. Vagharshyan.)
« Le renard incapable » (1976, animation : R. Sahakyants.)
« Kikos » (1979, animation : R. Sahakyants.)
« La rencontre des souris » (1978,  réalisation : Lyudmila Sahakyants, animation : E. Prorokova.)
En 1973, le cinéma d’animation arménien en poupées a fait son apparition dans « La mauvaise expression », réalisé par A. Mirakyan et E. Vardanyan. Mais c’était « Le livre du renard » (1975) de Robert Sahakyants qui a bouleversé encore une fois l’art d’animation arménien. Inspiré par le conte médiéval arménien de Vardan Aygektsi, ce film a une trame sonore mémorable grâce au compositeur David Azaryan et la chanteuse Elvina Makaryan.

Des dessins animés conçues pour enfants, les plus reconnus sont « Un Pingouin nommé Vin » (1972) de Stepan Andranikyan et « Le rêve retrouvé » (1976) de Hovhannes Dilakyan. La qualité onirique de ce dernier et en parti du au chanteur Ruben Hakhverdyan, qui a participé au trame sonore du film. Les paroles et les chansons de ses deux films font souvent parti des conversations d’aujourd’hui, comme ils continuent à nourrir les medias et la littérature arméniens.

Le cinéma arménien a vécu une période de créativité durant les années 80s. Les animateurs ont continué à  adapter les œuvres de Tumanyan. C’est étonnant comment ces interprétations animés ont transformé les œuvres originaux. Robert Sahakyants a réalisé « Nazar le courageux » (1980, animé par E. Avagyan) et « Les Trois conseils du sage » (1980, animateur : E. Avagyan.) Il a ensuite réalisé avec Lyudmila Sahakyants « Les trois lacs bleu pourpré » (1981.) Sergey Galstyan a réalisé « Le Maladroit Panos » (1980, animation par A. Bayadour, scenario par Lyudmila Sahakyants.) Le réalisateur de cinéma à prise de vues réelle, Arman Manaryan a produit son premier film d’animation, « Le conte de deux miroirs » (1982, animation par A. Petrov.) En 1983 et 84 respectivement, Sahakyants a réalisé et animé « Poisson parlant » et « Dans la mer bleu, couvert d’écume ».  « La célébration du christianisme » (1985).  « L’interprétation d’une rêve » de Lyudmila Sahakyants (1989, animation par A. Ghazaryan), un film inspiré par les fables médiévales de Mkhitar Gosh, a une vision exceptionnelle.

D’autres animateurs arméniens ont fait apparition dans cette période, notamment Marina Vagharshyan et Ella Avagyan.

En 1991, une Arménie indépendante a surgie après l’écroulement de l’union soviétique. Dans cette période Robert Sahakyants a réalisé :

« Pour toi, Arménie » (1989, animation : A. Ghazaryan), inspiré par la chanson de Georges Garvarentz et Charles Aznavour.
« Le  bouton » (1989)
« L’hache » (1994)
« Les Elections » (1994), inspire par la chanson de Ruben Hakhverdyan.
« L’Arche » (1997)
« Victoria » (1997)

Pendant ces années difficiles de transition de régimes, à peu prés une vingtaine d’animations ont été produits en Arménie. Les réalisateurs principaux étaient les suivant :


Gayane Martirosyan

« Sur les ailes du vent » (animation : D. Ghazanchyan.)
« Les nouveaux arrivés » (animation : I. Patrik.)
« Les gentils fantômes du vieux moulin » (animation : I. Patrik.)


Stepan Galstyan

« Le couloir » (animation : H. Khudaverdyan.)
« Alternative » (animation : S. Galstyan.)


Yubrik Muradyan

« Des conseils pour un voyageur Americain » (1990, animation : N. Muradyan.)
« Maison tranquille dans la vallée » (1991, animation : Z. Tangyan.)
« Bitlis » (animation : A. Muradyan), inspiré par l’œuvre de William Saroyan.
« L’alphabet arménien » (1992, animation : Z. Tangyan.)


Naira Muradyan

« Trois poètes et Charents »


Armen Manaryan

« Ignoramus » (animation : T. Mangasaryan.)
« David de Sassoun », en production.


David Sahakyants

« Le bateau »
« Cool Cartoons »


Vrej Kassouny

« Le grand »


Mikayel Vartinyan

« Bojo » (animation : Vrej Kassouny.)

Aujourd’hui, l’animation demeure viable en Arménie. De nombreux scénaristes, animateurs et réalisateurs continuent à innover dans le domaine.